Tapis rouge pour les alternatives au plan de licenciement / Cartons rouges à la direction pour non-respect des principes du projet institutionnel et des principes directeurs de la gouvernance, votés via la Nouvelle Équation.
08H45 – Accueil musical et piquet de grève
- L’action : Une trentaine de salarié·es, militant·es, adhérent·es et activistes se rassemblent devant le siège de Greenpeace France pour l’arrivée des directeurices. Au programme : slogans, chants et installation d’un tapis rouge devant la salle plénière, surmonté d’une banderole claire : « Tapis rouge pour les alternatives au PSE et la Nouvelle Équation ».

- L’objectif : Braquer les projecteurs sur le projet institutionnel et les principes directeurs de la gouvernance (Nouvelle Équation*), votés par un échantillon représentatif des communautés de GPF, il y a un an déjà.
10h15 – Action de désobéissance civile
Une action de désobéissance civile et de communication directe est déployée lors d’une réunion entre le CSE et la direction.

- L’action : Des militant·es font irruption dans la salle pour distribuer des cartons rouges à la directrice exécutive et à l’une des co-directrices générale adjointe, présente à cette réunion. Parallèlement, des photos de militant·es brandissant ces mêmes cartons sont collées sur les portes vitrées de la pièce.
- Le motif : Sanctionner un plan de licenciement jugé brutal, violent, opaque et non inclusif, en totale contradiction avec les principes votés de la Nouvelle Équation. Chaque manquement est argumenté avec des exemples. Le texte de la prise de parole est à retrouver sur ce lien.
- La réponse de la direction : La directrice exécutive déclare qu’elle « réfute évidemment ces cartons rouges, en tout cas en partie ». Refusant de répondre en détail sur le moment, elle demande à recevoir le texte écrit pour y répondre ultérieurement.
- La section syndicale ASSO-Solidaires prend la parole pour exprimer son soutien au mouvement social de lutte contre le plan de licenciement et réitère sa demande de retrait du plan de licenciement et de sa réorganisation associée.
- Un élu sur liste non syndicale dénonce l’action, y voyant un dévoiement de la Nouvelle Équation, une manipulation de la réalité et une interruption regrettable du dialogue social.
- Deux autres élus ASSO-Solidaires appuient la demande de retrait du plan de licenciement et exigent que l’ensemble de ces interventions soient consignées au procès-verbal (PV).
Soirée – Accueil du Conseil d’Administration et visio intercommunautés sur les alternatives au plan de licenciement
18h30 – Accueil des membres du Conseil d’Administration (CA) se réunissant physiquement au siège, les autres étant en visio pour leur réunion
- L’action : Une membre du CA et la directrice exécutive sont accueillies par des militant-es avec des banderoles chiffrant l’ampleur du mouvement : « Les activistes en grève », « 33/35 Groupes Locaux mobilisés », « 103 salarié·es signataires ». Dans la salle de réunion, les mêmes cartons rouges distribués pendant la matinée sont déposés sur les tables. Les photos des militant-es avec leur carton rouge sont toujours exposées sur le mur vitré, complété par le message : « Carton rouge : Direction en rupture avec Nouvelle Équation ». Sur l’écran de la visio connectée au CA s’affiche : « CA : soyez du bon côté de l’histoire ». Le reste des membres du CA étant en visio, les banners et cartons ont été exposés face caméra, complété par l’explication des revendications.

- La réponse du CA : Un membre du board Luxembourg a proposé aux militant-es de poser une question, ce que les militant-es ont accepté après réflexion. Suite à cela, les deux membres présentes du CA (dont la présidente) ont accepté acceptent de rejoindre la visio intercommunautés à la fin de leur réunion pour poursuivre les échanges.
19h – Début de la visio interco
Cette visio a permis d’échanger sur les alternatives présentées par les groupes de travail des salarié-es. La partie présentation a été enregistrée sur ce lien.
21h45 – Question au CA
Lorsque les deux membres du CA rejoignent la visio, le collectif leur adresse une question directe, restée pour l’instant sans réponse : «Les principes de la Nouvelle Équation s’appliquent également à vous, membres du CA. Votre rôle de contre-pouvoir vous impose d’évaluer le fonctionnement de l’organisation, de questionner les choix de la direction générale et d’exiger des explications. Notre question reste donc, à ce jour, sans réponse : «Comment comptez-vous respecter et faire respecter les engagements de la Nouvelle Équation?». La prise de parole du collectif à l’attention du CA est à retrouver sur ce lien.
La journée de mobilisation a été suivie par une journaliste de Vert le média. L’article est à retrouver sur ce lien.
En conclusion : Un calendrier difficilement tenable
Le collectif tient à souligner une nouvelle fois l’absurdité du calendrier imposé par la direction. On demande à l’Assemblée Statutaire (AS) de voter le 9 juin un budget incluant le plan de licenciement (à 23 ou 29 suppressions de postes), alors que les conclusions de la contre-expertise de CALLENTIS, mandaté par le CSE, sur la situation économique et financière, ne seront rendues que le 12 juin.
Le collectif exige du temps pour analyser cette expertise et permettre au travail de co-construction des alternatives d’aboutir sereinement.
*Rappel : Qu’est-ce que la Nouvelle Équation ?
La « Nouvelle Équation » est un processus collaboratif, structuré et exigeant, lancé il y a 2 ans, pour redéfinir les orientations stratégiques de GP et son modèle de gouvernance. Nouvelle Équation a pour objectif de répondre aux dysfonctionnements organisationnels et aux risques psychosociaux qui impactent depuis longtemps les équipes salariées et les militant-es. Cet effort a représenté un coût financier de 200 000 euros, mais surtout des milliers d’heures de réflexion, de co-construction et d’engagement humain.
Avec l’accompagnement du prestataire Démocratie Ouverte, un chemin rigoureux a été parcouru :
- Un diagnostic partagé a d’abord été établi.
- Un projet institutionnel fort est né à l’automne 2024.
- Les principes directeurs de notre future gouvernance ont été validés en mars 2025.
Par un vote équilibré entre nos différentes communautés, de nouveaux organes de gouvernance ont été choisis. Depuis novembre 2025, un groupe de représentant-es de nos communautés s’est attelé à rendre ces décisions opérationnelles, dans le respect de nos valeurs et du cadre qui nous lie à Greenpeace International. Ce travail devait ensuite être soumis à la consultation du CSE, avant un vote final des nouveaux organes de gouvernance, et les changements de statuts, vote prévu (à date) en décembre prochain par l’Assemblée Statutaire (AS).
Nous rappelons l’engagement moral pris par les instances de gouvernance au lancement de cette démarche “…les instances de gouvernance et le comité de direction prennent l’engagement moral d’appliquer les décisions qui émergeront de la démarche participative, sauf dans le cas où elles entreraient en contradiction avec les valeurs de Greenpeace international..”.
