Le 5 mai, les salarié⸱es ont présenté des alternatives sérieuses, crédibles et chiffrées, travaillées au cours des deux semaines précédentes dans des espaces de réflexion collective. Certaines alternatives, comme la réduction des écarts de salaires ou la baisse du temps de travail, ont été mises sur la table. Ces pistes sont autant de preuves que l’intelligence collective aurait pu être activée avant de recourir au plan de licenciement, et qu’il y a bien d’autres voies possibles. Elles représentent, pour le collectif, la seule opportunité pour sortir de cette crise par le haut et dessiner un Greenpeace conforme à ses valeurs de justice sociale.
A la suite de la présentation, des militant⸱es sont entré⸱es dans la salle, et une interpellation à plusieurs voix a été effectuée au nom du collectif mobilisé, pour demander une nouvelle fois le retrait du plan de licenciement.

Face à un énième refus de la direction, le collectif a décidé d’occuper le siège de l‘association, en mettant en place un blocage avec un barrage filtrant pour les directeurices, tout en laissant passer les salarié⸱es. Après une nuit passée au sein des locaux de l’association, l’occupation a pris fin au bout de 24h, soit le 6 mai à 14h. C’est une première dans l’histoire de Greenpeace France.


Au 5 mai, voici un point sur la mobilisation de nos groupes locaux (GL) soutenant le mouvement. Pour rappel Greenpeace France compte 35 groupes locaux.
- 25 groupes locaux se sont mobilisés de différentes manières :
- grève, photos de soutien, communication publique (web, relais pétition), arrêt du recrutement, actions de soutien type tag à la craie, gilet GP détourné etc…
Greenpeace Clermont, La Rochelle, Tours, Paris Nord, Daumesnil, Versailles, St Lazare, Troyes, Narbonne, Montélimar, Nantes, Poitiers, Annecy, Toulouse, Marseille, Lyon, Strasbourg, Montpellier, Lille, Brest, Sète, Rouen, Bordeaux, Le Mans, Metz
- Dont 12 en grève
- ces derniers suspendent leurs participation aux activités de Greenpeace France pour des durées variées et conditionnent la reprise de ces dernières au retrait de ce plan de licenciement
Greenpeace Montélimar, Toulouse, Annecy, Paris Nord, Montpellier, Daumesnil, Poitiers, Rouen, Versailles, Metz, Sète, Le Mans
- Une quinzaine de coordinateurices et référents thématiques de groupe locaux prévoient de quitter Greenpeace en cas d’application du plan de licenciement.
- 3 Coordi·es de 3 GL différents ont déjà quitté leur poste et un Coordi·e est en grève.
- 3 Référent·es AES (Alliance Écologique et Sociale) de 2 GL différents ont déjà quitté leur poste.
- Des refus de collaboration / participation, orga d’événements (ex : Village Antifa Paris 2026, 40 ans Tchernobyl Montélimar)

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